Société historique de St-Donat
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111144Une manufacture a Saint-Donat
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https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/UNE-MANUFACTURE-A-SAINT-DONAT2022-10-21T14:34:57Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Suzanne McEwen Brouillet <br class='autobr' />
UNE MANUFACTURE À SAINT-DONAT <br class='autobr' />
Durant la deuxième guerre mondiale 1939-1945, le Canada est très impliqué, nous produisons des bombes pour les pays européens en guerre contre les allemands. <br class='autobr' />
Au Québec c'est à St-Paul l'Ermite et à Ste-Thérèse que l'on fabrique les obus de 25mm qui doivent être envoyés en Europe par bateau. Tous sont impliqués, c'est la conscription, les pratiques de bombardement, le rationnement, les coupons pour se procurer certaines nourritures, etc. <br class='autobr' />
Les (...)</p>
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<a href="https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Suzanne-McEwen-Brouillet-" rel="directory">Articles de Suzanne McEwen Brouillet</a>
<div class='rss_texte'><p>Par Suzanne McEwen Brouillet</p>
<p>UNE MANUFACTURE À SAINT-DONAT</p>
<p>Durant la deuxième guerre mondiale 1939-1945, le Canada est très impliqué, nous produisons des bombes pour les pays européens en guerre contre les allemands.</p>
<p>Au Québec c'est à St-Paul l'Ermite et à Ste-Thérèse que l'on fabrique les obus de 25mm qui doivent être envoyés en Europe par bateau. Tous sont impliqués, c'est la conscription, les pratiques de bombardement, le rationnement, les coupons pour se procurer certaines nourritures, etc.</p>
<p>Les obus en acier de 25mm sont remplis de cordite, dans les usines de Ste-Thérèse et St-Paul l'Ermite. Les charges de détonations sont fabriquées à Montréal dans des usines de couture puis livrées à Ste-Thérèse et St-Paul l'Ermite.</p>
<p>Trois usines de couture fabriquent les poches qui contiennent la poudre explosive</p>
<p>C'est l'effort de guerre de tous, plus de mille femmes produisent ces fameuses poches. Mon papa, Landolph McEwen, devient le responsable de ces opérations : produire des millions de poches qui prennent la route des arsenaux canadiens de St-Paul l'Ermite et du plan Bouchard à Ste-Thérèse. C'est là qu'on procède au remplissage de poudre explosive des obus de différents calibres. C'est son effort de guerre.</p>
<p>La guerre est terminée en 1945 au grand soulagement de tous.</p>
<p>Nous sommes en 1968, les États-Unis sont en guerre avec le Vietnam. Toutes les munitions viennent des États-Unis.</p>
<p>Les enjeux sont grands, Il y a des embargos, on parle de la bombe atomique, la pression est forte.</p>
<p>Mon père est toujours en contacts avec D.I.L. (Defense Industries Limited) et C.I.L. (Canadian Industries Limited) et c'est ainsi qu'on fait appel de nouveau à ses services afin de produire les poches pour les américains qui sont en guerre avec le Vietnam.</p>
<p>Son enthousiasme est sans borne, mais s'en était trop, il décède le 18 octobre 1968. Pierre Brouillet , son gendre, se retrouve avec la possibilité de produire un contrat assez important. Après mûres réflexions avec Suzanne McEwen, son épouse, il décide de se lancer dans la production de ces fameuses poches.</p>
<p>Et c'est ainsi qu'il a eu l'idée de produire ce contrat à Saint-Donat, son pays d'adoption.</p>
<p>Avec la collaboration du maire Yvon Forget, ce ne fut pas long que les deux trouvent toutes les solutions pour produire à Saint-Donat. Réunions avec les dirigeants de l'époque, on trouve un local idéal….le sous-sol de l'église. Il faut maintenant trouver des ouvrières, encore une consultation et c'est l'euphorie. Du travail dans le village.</p>
<p>L'installation progresse rapidement. Henri Giroux, notre ami prend la responsabilité de l'installation des machines, salle de repos, vestiaire, électricité, le tout est prêt en peu de temps.</p>
<p>On embauche Rose Hélène St-Amour comme contremaîtresse, assistée de Madame Levert, pour l'équipe de jour et Madeleine Forget Regimbald assistée d'Annie Robidoux pour l'équipe de soir. Oui, deux équipes, car il fallait produire une première livraison de 3000 charges pour le 14 février 1969, sans quoi on retournait produire ce contrat à Montréal.</p>
<p>Le 14 février 1969 toute l'équipe s'applaudissait, on faisait notre première livraison.</p>
<p>LES OUVRIÈRES</p>
<p>On fait appel à tous, la réponse est positive, le mot se passe et les femmes sortent de leur cuisine et viennent travailler au sous-sol de l'église. Pour la plupart c'est leur première expérience. Les ouvrières viennent surtout de Saint-Donat, mais d'aussi loin que Val David. On aime cette nouvelle expérience.</p>
<p>Grâce à mes quatre HÉROINES nos contremaîtresses et leurs assistantes, nous n'aurions pu faire un succès de cette entreprise.</p>
<p>Rose Hélène Nadon St-Amour mère de neuf enfants s'est engagée à relever le défi.</p>
<p>L'équipe du soir était sous la douce et efficace direction de Madeleine Forget Regimbald assistée d'Annie Robidoux. Sans oublier la collaboration de Madame Levert.</p>
<p>Les femmes de Saint-Donat ont accroché leur tablier pour vivre une nouvelle expérience.</p>
<p>Johanne Forget, Jacqueline Charbonneau sur les tagueuses et sur les 95K, la valse des machines résonnait au sous-sol de l'église. Je vais essayer de ne pas oublier personne….</p>
<p>Johanne Forget, Jacqueline Charbonneau et Suzanne Lagacé étaient les opératrices sur les tagueuses. Cette opération servait à fixer de longues courroies sur le sac numéro 5 afin que toute la charge se tienne ensemble.</p>
<p>Puis il y avait une cinquantaine de machines à coudre Singer K95 qui servait à assembler les sacs 1-2-3-4-5 qui constituaient une charge complète afin de propulser un obus.</p>
<p>En peu de temps, les ouvrières avaient appris comment enfiler leur machine à coudre et c'était parti…Il y avait même des compétitions de performance.</p>
<p>J'y vais de façon aléatoire : c'est avec la collaboration de Marie Juteau qu'on a pu en nommer quelques-unes.</p>
<p>Lise Labelle, Ghislaine Lavoie, Marie Juteau, Blandine Juteau, Réjane et Jeanne Des Ormeaux, Madeleine Payette, Dalma Lavoie, Simone Lambert, Georgette Nadon, Gennie Juteau, Lise Sigouin, sa mère Rita Sigouin, Charlotte Regimbald, Danielle Lafleur, les sœurs Ritchie : Louise, Lise, Suzelle, Madame Liguorie Ritchie, Georgette Nadon, Rose Charbonneau la femme de Cléophas, les dames Lavoie, les jumelles Lacoste Danielle et Isabelle, Danielle Lafleur, Grand-mère Saint-Pierre une autre perle… et j'en passe.</p>
<p>C'est avec la collaboration et le dévouement de Roch Lambert que le tout était bien entretenu, parce que ca faisait de la poussière.</p>
<p>Merci à toutes ces dames de Saint-Donat qui nous on fait vivre une nouvelle expérience qui se sera terminée en 1973.</p>
<p>Suzanne McEwen Brouillet</p></div>
La villégiature à Saint-Donat
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https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/La-villegiature-a-Saint-Donat2020-11-18T18:37:42Ztext/htmlfrAlain
<p>La villégiature à Saint-Donat <br class='autobr' />
Déjà une centaine d'années que Saint-Donat est connu d'une foule de curieux et de nomade. <br class='autobr' />
NOMADE nous avons peut-être tous un peu de sang indien en nous et nous suivons leur tradition (façon de vivre) oui les indiens étaient des nomades. Ils se servaient de leurs moyens de transport le seul et unique le canot afin de survivre les intempéries des saisons d'hiver. <br class='autobr' />
Ils empruntaient les cours d'eau pour se déplacer en canots. L'hiver ils partaient vers le sud par les cours (...)</p>
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<a href="https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Suzanne-McEwen-Brouillet-" rel="directory">Articles de Suzanne McEwen Brouillet</a>
<div class='rss_texte'><p><strong>La villégiature à Saint-Donat</strong></p>
<p>Déjà une centaine d'années que Saint-Donat est connu d'une foule de curieux et de nomade.</p>
<p>NOMADE nous avons peut-être tous un peu de sang indien en nous et nous suivons leur tradition (façon de vivre) oui les indiens étaient des nomades. Ils se servaient de leurs moyens de transport le seul et unique le canot afin de survivre les intempéries des saisons d'hiver.</p>
<p>Ils empruntaient les cours d'eau pour se déplacer en canots. L'hiver ils partaient vers le sud par les cours d'eau ils se rendaient jusqu'aux grands Lacs… et revenaient au printemps à la fonte des neiges.</p>
<p>Nous aimons faire comme eux l'été nous profitons de cette belle et extraordinaire région qu'est Saint-Donat. Et l'hiver nous avons toujours cherché un peu de chaleur.</p>
<p>Ils s'installaient toujours au bord de cours d'eau.</p>
<p>CURIEUX oui c'est de bouches à oreilles que plusieurs sont venus admirer cette magnifique région qu'est notre PARC NATUREL HABITÉ.</p>
<p>Cette région fut aussi l'œuvre du fameux curé Labelle.</p>
<p>En effet les premiers colons ont aboutis à Saint-Donat pour y cultiver la terre, des terres de roches, mais ce ne fut pas long que le commerce du bois a fait son apparition. Une forêt vierge qui n'avait pas encore été piétinée, et eux aussi comme les indiens s'installent entre deux magnifiques plans d'eau le lac Archambault et le lac Ouareau, qui aurait pensé que ça deviendrait un endroit …….</p>
<p>Grâce à des visionnaires qui ont découvert et exploité un si grand territoire Saint-Donat est devenu un endroit ‘'fashionable'' tiré de l'anglais FASHIONABLE et c'est un des premiers touristes, C'est grâce à Avila Lessard le père d'Hélène Lessard Trudeau que nous sommes arrivés à Saint-Donat qui qualifiait Saint-Donat fashionable je l'entends encore en parler avec enthousiasme.</p>
<p>Mais des visionnaires, des entrepreneurs il y en a eu plusieurs.</p>
<p>Des Thibault des Charbonneau des Morin des Issa.</p>
<p>Celui qui a marqué le plus la villégiature fut sûrement le père Thibault comme on le surnommait à l'époque.</p>
<p>Dès les années vingt il choisi un endroit bucolique et y construisit un hôtel, une pension et c'est le début d'une longue aventure celle du Château du Lac.</p>
<p>On partait de Montréal en train et on se rendait jusqu'à Ste-Agathe ou le père Thibault attendait ses clients, les nouveaux mariés Grondin, avec son Ford à pédales. Il empruntait la trail qui conduisait à Saint-Donat (photos à l'appui).</p>
<p>En effet les photos originales de cette événement m'ont été données par une de leur fille Claire Grondin Bérubé une amie de Rosemère.</p>
<p>Mais les camps d'été ont apporté un développement incroyable. Le plus vieux camp d'été pour garçons du Canada était à Saint-Donat. Le camp Powter's situé au cœur du village existait au début du 20ième siècle.</p>
<p>Les américains y envoyaient leurs enfants et c'est ainsi que monsieur Wall est venu rendre visite à son fils qui était campeur à St-Donat.</p>
<p>Il tomba en amour avec la région, en 1905 il fit un voyage de Boston jusqu'à Ste-Lucie en train pour rendre visite à son fils (campeur au Camp Powter's) il était propriétaire d'une compagnie de train de Boston et c'est ainsi qu'il développa le resort du Chalet Saint-Donat situé juste à coté de l'hôtel Jasper in Québec …..</p>
<p>Puis il y a eu le phénomène des sociétés religieuses du Québec qui ont adopté Saint-Donat comme lieu de retraite ou de vacances. Ce fut tour à tour les Pères St-Sacrement qui se sont établis sur la route 329 sur le bord du lac Archambault. Les pères de Ste-Thérèse plus nomades ont fait l'acquisition d'un terrain accessible que par bateau, Ce qui est maintenant la Pointe des Pères. Une grande demeure avec une petite chapelle avec tous les accessoires religieux. Ce fut vandalisé et abandonné, puis Gilles Denis notaire en fit l'acquisition dans les années cinquante.</p>
<p>Les curés probablement amis de Montréal sont aussi devenu acquéreurs de terrains autour du Lac Archambault tour à tour le chanoine Lionel Groulx, le curé Caron de la paroisse Ste-Madeleine d'Outremont, ce qui est maintenant la pointe Aubertin.</p>
<p>L'abbé Judes de la paroisse St-Denis rue Laurier s'installa sur la route 329 juste en avant de chez André Gauthier, toujours sur le bord du lac Arcambault</p>
<p>Le curé Pineau était voisin du docteur Bertrand le père de Pierre Bertand, qui lui était ami avec le chanoine Lionel Groulx.</p>
<p>Il y installa la villa St-Benoit un refuge pour….</p>
<p>Et ces bons curés vantaient Saint-Donat à leurs paroissiens c'était le paradis de la pêche et c'est ainsi que mon père à cause de ses racines écossaises fut charmé par la possibilité de faire des pêches miraculeuses, et ce qu'il fit très souvent.</p>
<p>Le curé Caron racontait à mon père que les gens de Saint-Donat transportaient la truite en tombereau pour la vendre à Ste-Agathe.</p>
<p>Puis il y eu aussi les juifs de Montréal qui délaissaient Shawbridge pour s'installer au lac Ouareau.</p>
<p>En effet un important groupe c'est installé sur le bord du lac Ouareau non loin du Blagrave Inn. Sur la route 18 dans le temps. Le nom du groupe m'échappe mais je vais le trouver ……</p>
<p>D'ailleurs ils habitent encore dans cette région près du ruisseau (déversement) du Lac Bouillon…. J'irai voir…</p>
<p>Et oui les bons curés de Montréal venaient prendre des vacances ici.</p>
<p>Ils ont sûrement contribué à faire connaitre la beauté de St-Donat à leurs paroissiens.</p>
<p>Il y avait les nomades, les curieux et aussi les aventuriers.</p>
<p>En 1900, un certain professeur nommé monsieur Powter, voyant les plus belles opportunités d'un magnifique terrain, y ouvre un camp d'été pour garçons. Ce fut le premier camp de vacances pour garçons au Canada. Certains parents aventuriers voulaient voir ou campaient leurs garçons… Et c'est ainsi que monsieur Wall, industriel de Boston, se rend à Saint-Donat pour voir son fils.</p>
<p>Il tomba en amour avec Saint-Donat. Il acheta une terre de la famille Regimbald et y construisit un relai, le Chalet Wall. Tous ces pionniers étaient des entrepreneurs. Ils aimaient la nature la pêche et étaient éblouis par la nature, la hauteur des montagnes encore sauvages et vierges qui couronnent nos deux magnifiques lacs, Archambault et Ouareau.</p>
<p>Alors un grand nombre d'industriels y firent de Saint-Donat leur destination de vacances. Le sénateur de New York, Daniel Mallory Stevens s'installe sur une des grandes iles du lac Ouareau. Les arrières-petits-enfants viennent encore profiter de ce magnifique site.</p>
<p>Le propriétaire des Raffineries Redpath s'installe au lac Ouareau, voisin du Blackgrave Inn. Ils se construisent des chalets qui sont plus comme des manoirs</p>
<p>Monsieur Whithall de Continental Can s'installe sur le lac Archambault, sur la plus grande des îles du lac. Jos Gaudet et famille étaient leurs gardiens.</p>
<p>Puis la famille Goodwin, propriétaire du magasin Goodwin de la rue Ste-Catherine qui devint plus tard le magasin Eaton eux s'installent sur la plus petite île à l'entrée de la Baie de l'Ours.</p>
<p> <strong>La légende du Trou de la Fée </strong></p>
<p>Ces familles ne reculaient devant rien pour satisfaire les caprices de leurs dulcinées, et c'est ainsi que par une belle journée chaude du mois d'août madame Goodwin avait le goût de crème glacée et son mari de lui expliquer que pour avoir de la crème glacée ça prend de la glace. C'est alors dans les années 1925, leur homme à tout faire leur dit qu'il peut aller chercher de la glace. Quelques temps plus tard il revint avec de la glace qui provenait de la caverne de la montagne. Et madame a eu sa crème glacée…</p>
<p>Cette légende s'est transmise dans les corridors du Château du Lac et en peut de temps, quelques pensionnaires de l'hôtel organisent une randonnée à la dite montagne. Ils embarquent tous dans le bateau de randonnée du Château du Lac. Monsieur Rivest, le capitaine du bateau les débarque aux pieds de la montagne. A leur grande surprise ils y trouvent une fissure dans le cap de roc avec de la glace éternelle, en plein été.</p>
<p>Tous en étaient émerveillés, de retour à l'hôtel ils décident de rendre leur découverte officielle avec un certicat, ils baptisent cette ouverture dont voici le texte officiel.</p>
<p> <strong>Château du lac le 19 juillet 1939</strong> <br class='autobr' /> <strong>Cap de la Fée.</strong><br class='autobr' /> <strong>A qui les présentes verront </strong></p>
<p><strong> Nous sous signés par les présentes certifions sous notre seing et sceau avoir en premier lieu vu à découvert.<br class='autobr' />
Sis entre les deux anses de la BAIE de l'OURS à mi-chemin du sommet du rocher l'OURS et certifions de plus avoir pénétré dans le dit TROU DE La FÉE, jusqu'à une profondeur de vingt verges.<br class='autobr' />
Les Thomas sont priés d'y mettre leur doigt.<br class='autobr' />
En foi de quoi nous avons apposé notre signature au Château du Lac.</strong></p>
<p>Vingt-et-une personnes ont signés le certificat.</p>
<p> <strong>Développement du village</strong></p>
<p>Saint-Donat a vu le jour en 1874.</p>
<p>C'est un village qui ce développe vite, une nouvelle église, un couvent et les sœurs Ste- croix y construisent une école.</p>
<p> Un marchant général, Avila Villeneuve époux d'une fille de monsieur Thibault.</p>
<p>Trois épiceries, Rosaire Nadon, René Lachapelle, Maurice Charbonneau, un forgeron Godon, quelques fermes les St-Amour où on allait chercher notre pinte de lait tous les jours. L'hôtel de ville, le bureau de poste, le boulanger Demeule … un village bien organisé.</p>
<p>La famille Denis s'installe à la sortie du village, avec leurs enfants, Jean-Paul, Lily, Gilles et Roxane et c'est Gilles étudiant au Collège Jean de Brébeuf qui invite ses amis du collège à venir camper. Ils sont tous devenus propriétaires et promoteurs à Saint-Donat Jacques Simard, André Poirier, André Trudeau, Georges Gauthier, Jacques Tessier, Marc Boisclair, Jean McEwen pour en nommer que quelques un.</p>
<p>Sans oublier Louis Mercier qui s'installe dans le lac Tire avec son Chris Craft.</p>
<p> La famille Sabetta s'installe sur la 125 nord.</p>
<p>Dans les années trente, un engouement se manifeste pour Saint-Donat.</p>
<p>Les canadiens français sont moins audacieux ils se contentent de venir à Saint-Donat comme villégiateurs. Les vrais touristes se logent dans les pensions qui étaient très à la mode à ce moment là et ils sont comblés par la pension Leblanc du lac Ouareau.</p>
<p>Au village, Le Montagnard accueillait probablement les commis voyageurs du temps. Monsieur Thibault était le propriétaire, c'état la brasserie du temps. Puis la Pension Lavoie face au Restaurant du Coin et au bout de la rue Principale la pension chez Jacquot Lavoie.</p>
<p>Mais c'est le Château du Lac que monsieur Thibault avait vendu à Hector Bilodeau qui était marié à une des filles de monsieur Thibault qui devient un endroit de prédilection</p>
<p>Hector Bilodeau était un bâtisseur, un visionnaire, en plus d'être propriétaire du Château du Lac, avec son beau-frère Lauriault ils étaient aussi propriétaires de la compagnie de téléphone. Quand il y avait un trouble on voyait Hector partir et aller dans un poteau pour voir au problème. Et il ne tarde pas à agrandir l'hôtel pour y accueillir plus de clients</p>
<p>Le Château Du Lac était une pension IN ….</p>
<p>1939 …. Début de la guerre c'est la panique, l'accès aux États-Unis, c'est fini. La frontière Canado-Américaine est fermée, plus d'Old Orchard, d'Atlantic City plus de New York et c'est ainsi que des familles célèbres envahissent le Château du Lac. Avec de nombreux enfants les Riendeau, Ovila Légaré, les Couvrette, les Kieffer, les Préfontaine, les Lessard, les Beauchemin, les enfants Bastien, Nicole Germain, célébrité de la radio et son époux Yves Bourassa, les Bovet, les Hamel, les Cimon les Sauvé et les McEwen.</p>
<p>Et c'est la fête tous les soirs. Monsieur Bilodeau se réjouit Il invite même Jean Lalonde de St-Jérôme, père de Pierre, à animer des soirées, Ovila Legaré se met de la partie et le soir après le souper il y a concert dans le salon.</p>
<p>Les activités ne manquent pas mascarades, tournois de tennis, de croquet, excursions à la chute aux rats, parade de mode organisée par Germaine et Yvonne Desroches.</p>
<p>Et ce sont eux qui sont devenus les résidents saisonniers à Saint-Donat, leurs enfants, leurs petits-enfants y font maintenant leur résidence permanente.</p>
<p> Mais pourquoi pas dans un</p>
<p> <strong> Parc Naturel Habité </strong></p>
<p>Suzanne Brouillet</p></div>